Le champagne de l’été : pourquoi les bulles ne sont pas réservées à décembre
Il existe une habitude française tenace : le champagne se boit à Noël, au Nouvel An, pour un mariage. Le reste de l’année, on le range. En Provence, où la maison est installée, cette habitude tient mal — parce que l’été y dure longtemps et que les occasions ne manquent pas.
Une bouteille qui tient la chaleur
Le champagne est un vin d’été par construction. Sa fraîcheur, son acidité, sa bulle : tout ce qui le rend désaltérant quand il fait trente degrés. Il suffit de le servir correctement.
Comptez trois heures au réfrigérateur, ou vingt minutes dans un seau rempli à parts égales d’eau et de glace — c’est plus rapide et plus régulier. En extérieur, gardez la bouteille dans le seau entre les services : au soleil, un verre servi se réchauffe en quelques minutes et perd tout son intérêt.
Les moments qui s’y prêtent
L’apéritif en terrasse, quand la chaleur retombe. Un pique-nique — le champagne supporte bien les charcuteries, les fromages frais, les crudités. Un repas sous la treille avec des légumes grillés et du poisson. Une fin de journée sans raison particulière.
Le rosé d’assemblage est sans doute la cuvée la plus évidente en été : sa rondeur et ses notes de fruits rouges s’accordent avec la cuisine du Sud, et il se boit aussi bien seul qu’à table.
Attendre une grande occasion pour ouvrir une bouteille, c’est se priver de toutes les petites.
Un champagne de récoltant, en Provence
C’est là que se fait la rencontre entre la Champagne et la Provence : un vin de la Marne, vendu et expédié depuis le Vaucluse, par la vigneronne elle-même.
Ce qui distingue un champagne de récoltant d’un champagne de grande maison tient en trois choses : une parcelle, une production à taille humaine, et le fait qu’une seule personne suive le vin du rang de vigne jusqu’au verre.