Vendanges manuelles au domaine Charnay Boutroy en 2017

L’histoire du domaine Charnay Boutroy : 5 générations de vignerons depuis 1880

Derrière chaque bouteille de Champagne Charnay Boutroy, il y a une famille, un village et près de 150 ans de transmission. Retour sur une histoire qui commence en 1880 dans les vignes de Taissy et se poursuit aujourd’hui jusqu’en Provence.

1880 : Jules Brochet, le premier vigneron

Tout commence avec Jules Brochet, premier viticulteur de la lignée. À cette époque, être vigneron en Champagne n’avait rien d’une vocation enviable : le travail était considérable et le métier nourrissait mal ceux qui s’y consacraient. Jules transmet pourtant à sa descendance une conviction, celle que la vigne mérite qu’on s’y attache.

André Brochet, le bâtisseur du domaine

C’est son petit-fils, André Brochet, qui donne véritablement naissance au domaine. Homme de terrain, il prend le temps de reprendre les vignes, porté par les paroles de son grand-père. Au fil de sa vie, il agrandit l’exploitation et la transmet à ses enfants puis à ses petits-enfants, sans savoir de son vivant qu’il posait les fondations de toute une lignée.

La 5ᵉ génération : le retour aux racines

Céline Charnay-Boutroy a grandi au rythme des saisons et de la passion familiale. Installée en Provence depuis 2001, elle choisit en seconde partie de vie de retourner au plus près de ses racines. En 2014, elle crée sa propre maison de champagne. Elle partage désormais son temps entre Pernes-les-Fontaines, d’où elle vend et expédie ses cuvées, et Reims, où elle entretient elle-même ses vignes.

Taissy, un Premier Cru face à la cathédrale de Reims

Le vignoble se situe à Taissy, l’un des 44 villages classés Premier Cru de la Champagne. Les vignes, exposées Sud-Ouest sur un terroir argilo-calcaire de mi-coteaux, s’étendent sur 3 hectares 13 ares. Depuis les rangs, la vue porte jusqu’à la cathédrale de Reims, sans aucun bâtiment pour troubler le paysage : seulement des haies d’arbres qui abritent la biodiversité.

Un savoir-faire exigeant

La méthode reste artisanale. Pas d’insecticides, remplacés par des diffuseurs de phéromones qui perturbent la reproduction des parasites. Des traitements raisonnés, aux doses strictement respectées. Des vendanges uniquement manuelles. Puis un vieillissement minimum de trois ans en cave, bien au-delà des 18 mois exigés pour un champagne non millésimé, pour des bulles fines et une robe légèrement plus dorée.

De ce travail naissent cinq cuvées : la Cuvée Spéciale Prestige, la Vieilles Vignes, le Blanc de Blancs Cuvée Élisabeth, le Rosé Perle de Rosée et le Magnum.

Goûter cette histoire

Les cuvées sont vendues en direct par la maison et proposées par des cavistes et des restaurants, principalement en Provence.

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